vendredi 12 mars 2010

Un autre pas de franchi !

Je ne voulais plus annoncer de bonnes nouvelles sans avoir l'assurance qu'elles allaient le demeurer.

Une étape très importante vient d'être franchie ce mardi le 9 mars. Dans un premier temps, un lavement baryté à double contraste était prévu , mais la longueur de l'attente a modifié ce plan ; en effet, ma chirurgienne a demandé à une collègue de me passer une coloscopie virtuelle afin de déterminer si j'étais prête à retrouver la continuité. Heureusement, elle a accepté de m'ajouter à sa liste déjà bien remplie. À un certain moment, je craignais que l'intervention soit reportée : j'ai passé à 15h30, alors que les salles d'opération ferment à 16 heures. Oui, cette attente , une fois de plus, a éprouvé ma patience. Mais je dois dire que jamais je n'ai ressenti d'amertume voyant de mon lit d'hôpital les heures s'égrainer doucement. Quand on est venu enfin me chercher, il n'y avait pas de mots pour exprimer ma joie !

Une fois transportée dans la salle d'attente, une dernière fois ma patience est encore sollicitée : je passe mon tour pour une raison que j'ignore. J'attends donc encore une trentaine de minutes. Puis, ça y est, je suis entourée de médecins, anesthésiste, assistant et résidents. Pas mal de monde pour admirer mon côlon à l'écran ! Mauvaise nouvelle : une toute petite sédation pour une minuscule personne. J'ai un peu peur de la douleur, mais on me rassure, je n'ai qu'à l'exprimer pour qu'on en ajoute.
Quinze minutes plus tard, la chirurgienne m'annonce : "Vous avez un très beau côlon, aucun polype ! J'avise votre chirurgienne que vous êtes prête pour l'opération !" Je ne pensais jamais ressentir un tel plaisir à entendre de tels compliments au sujet de mon côlon !!! lol

J'ai entendu dire que ce mois-ci je retrouverais enfin la continuité. Je n'en dis pas plus. J'attends ce jour, la valise à la main, juste avant de partir, pour vous transmettre cette bonne nouvelle.

11 mars 2010

Pardonner pour se sentir mieux !

Ma vie en ce moment est un vrai feuilleton où les mêmes scènes semblent vouloir se répéter.

Bonjour tout le monde.

D'abord je voudrais remercier tous ceux et celles qui ont partagé ma joie par l'annonce de mon opération du 23 février. Je vous en ai fait part parce que l'admission était faite officiellement. Saviez-vous que même officiel, tout peut s'annuler ?

Hier, la secrétaire me rappelait pour m'annoncer qu'un examen devait être passé avant l'opération : des radios suite à un lavement baryté à double contraste par colostomie. J'aurais dû recevoir une lettre de convocation depuis plusieurs semaines. Elle a tout tenté pour me trouver une place pour passer cet examen aujourd'hui, mais en vain.

J'ai tellement pleuré ! Cette troisième annulation me fait plus mal que les deux autres qui se justifiaient amplement. Mais , dans ce cas-ci , il y a négligence....Pour terminer, la secrétaire ajoute que l'agenda de ma chirurgienne étant très chargée, elle ne sait pas quand il y aura de la place.

Je travaille fort en ce moment pour accepter ce que je ne peux changer, car je me sens mal avec du ressentiment. Je tiens au moins à retrouver le sourire, ma joie de vivre .

Bref, je pense que je ne vous annoncerai cette bonne nouvelle qu'une fois la valise à la main, prête à partir pour l'hôpital. Ma confiance au système de santé vient d'être ébranlée sérieusement.

19 février 2010

À très bientôt !

Le lâcher-prise est parfois payant !

Il y a quelques jours, ma chirurgienne m'annonçait que l'opération pour retrouver la continuité était planifiée pour le mois de mars, plus précisément à partir de la deuxième semaine. J'étais déjà heureuse d'apprendre qu'elle ne serait pas reportée aux calandres grecques ; mais voilà qu'un appel inattendu de sa secrétaire m'informe que le 23 février serait le jour de mon opération.

C'est la semaine prochaine ! Mardi prochain !!!! Comme j'entre la veille, le lundi, il ne me reste donc que quatre jours d'attente ! Heureusement ma valise est prête et j'ai tout ce qu'il me faut pour passer un séjour le plus confortable possible.

Je vous dis donc au revoir. Aussitôt que je reviens à la maison et que la forme me permet de vous écrire, je vous raconterai les grandes lignes de mon séjour.

18 février 2010

Une chirurgienne bien spéciale !

Je ne m'attendais plus à son appel ; j'acceptais l'attente en me disant que la date de mon opération serait la meilleure pour moi....

Il n'est pas encore 11 heures du matin que j'ai déjà terminé le ménage hebdomadaire ; je suis même presque prête à quitter pour aller faire un tour à l'extérieur. Le téléphone sonne. Qui peut bien m'appeler à cette heure ? J'entends la voix de ma chirurgienne que je reconnais immédiatement.

Elle prend le temps de m'expliquer en détails les raisons des deux annulations de l'opération de la reprise de la continuité ; elle m'assure qu'en mars, ce sera mon tour ; pas la première semaine de ce mois puisque plusieurs blocs seront fermés à cause de la relâche scolaire.

Suis-je assez chanceuse d'avoir une chirurgienne avec autant de compétences que de coeur pour ses patients ?
Tout est comme il se doit, merci mon Dieu !

9 février 2010

Une nouvelle vie commence !

Jusqu'à maintenant un oiseau me servait d'avatar. Pourquoi ce changement ?

Voilà maintenant à peine 3 semaines que la chimio est terminée que déjà je commence à me reconnaître. Il n'y a pas un mois, j'étais étirée, un peu jaunâtre et les yeux super cernés. Je ne peux pas vous montrer une seule photo de cette période parce que je refusais de me voir ainsi. Il y avait bien assez de mon miroir....Il n'y aura que ma mémoire pour me souvenir de ce temps-là.

Je mets donc une photo de moi , récente, samedi dernier après avoir été chez le coiffeur. C'est un message à tous ceux et celles qui vivent une chimio de conserver espoir. Le retour de son vrai visage ne tarde pas trop après la chimio.

Le reste de mon corps, c'est une autre histoire ; il a vraiment besoin de temps, d'exercices, d'une bonne alimentation pour retrouver sa forme : un an ma-t-on dit. Pas grave, j'en viendrai à bout, je n'en doute pas.

En ce qui concerne mon opération pour retrouver la continuité, il me faut être patiente. Ce sera moins difficile depuis que j'ai retrouvé ma philosophie habituelle : tout est comme il se doit, merci mon Dieu.

La maladie comme la chimio apporte son lot d'inconvénients : le plus important est sûrement la fragilité ressentie, la larme à l'oeil facile, le sourire pas toujours au rendez-vous tellement la fatigue se fait harcelante à certains moments.

Sortie de cet état, je me retrouve enfin ;les mots sont difficiles à décrire lorsqu'on a l'impression de sortir d'un tunnel et que le soleil nous inonde de sa chaleur.

2 février2010

Accepter ce qu'on ne peut changer !

Cette fois je suis dans un gros brouillard qu'il faudra accepter de franchir le mieux possible .

Les nouvelles sont plutôt mauvaises : hier , la secrétaire de ma chirurgienne me disait que l'opération aurait lieu le 16 février. Pourquoi ne vous l'ai-je pas annoncé ? Encore une intuition ; la secrétaire me rappelait aujourd'hui pour me dire que le bloc opératoire était fermé le 16 février, donc refusé à ma chirurgienne. Pourquoi ? ai-je demandé. Plusieurs raisons possibles comme le manque d'anesthésistes cette journée-là.

Maintenant, je suis devant rien d'autre que l'espoir qu'au mois de mars je sois enfin opérée, mais pas de date cette fois car la secrétaire m'a avoué qu'elle trouvait difficile de m'annoncer une bonne nouvelle pour la défaire ensuite.

Je suis encore sous le choc car je crains d'être ignorée puisque je ne représente plus une urgence. La secrétaire me rassure en me disant qu'il n'y a rien à voir avec mon cas. Je lui ai demandé si ma chirurgienne pouvait me téléphoner pour me rassurer ; elle fera le message. Je pense qu'elle le fera , car elle m'a déjà appelée deux fois dans le passé.

En attendant, je vais au gym . J'ai ajouté des protéines de petit lait à ma diète car j'ai un grand besoin de me refaire des muscles ; en effet, la chimio m'a fait perdre énormément de masse musculaire. Je vais donc me concentrer sur ma santé. Demain, je vais chez le coiffeur et je vais étrenner les vêtements que je gardais pour ma sortie de l'hôpital. C'est maintenant que je célèbre ma guérison. Je prie aussi car je suis croyante : nos anges gardiens veillent sur nous.

29 janvier 2010

J'avais raison !

On dit souvent de moi que mon intuition est très développée. En voici une autre preuve.

Hier, je vous disais que je craignais que mon opération soit reportée, encore une fois. Pour en avoir le coeur net, j'ai appelé la personne responsable de la liste des patients pour le 2 février : je n'y étais pas. Le coeur gros, j'appelle la secrétaire de ma chirurgienne qui me confirme que les patients du 26 janvier n'avaient pu être opérés parce que ma chirurgienne était dans l'impossibilité de se rendre à l'hôpital à cause d'un avion qui n'aurait pas décollé à temps; donc les patients du 26 janvier seront opérés le 2 février.

La secrétaire devait me rappeler hier , mais , rien. Je sais qu'il est courant d'annuler des opérations. Mais combien de fois encore serai-je mise de côté à cause de toutes sortes de raisons ?

Je sais, je vais retrouver ma bonne humeur habituelle, mais j'ai besoin de vivre cette déception avant. Je vous donne d'autres nouvelles lorsque la secrétaire m'aura appelée. Bonne journée !

28 janvier 2010

Dans l'attente !

Le jour de l'opération approche ; en même temps il semble si loin....

Est-ce normal de craindre un autre délai ? La première fois , je devais être opérée le 18 janvier. L'opération a été reportée au 2 février ; je dois entrer à l'hôpital la veille. J'attends l'appel d'un intervenant pour me confirmer l'heure d'entrée. Nous sommes le 27. Peut-être qu'on appelle seulement la veille..... je désire vraiment cette opération qui me rendra la continuité. J'espère que tout se passera à la date prévue. Je vous souhaite une bonne journée à tous.


27 janvier 2010

Examens pré-opératoires réussis !

Quand on passe des examens aussi importants qui à eux seuls décideront si l'opération aura lieu, on est un peu nerveux.

À 7h15, j'étais à l'admission, à jeun , comme on me l'avait demandé. Rapidement, les prises de sang et l'analyse d'urine ont été faites. Soulagement, car j'avais une soif difficile à étancher. Puis l'électrogramme et enfin la rencontre avec le médecin qui allait donner un avis crucial pour moi : pas de problème, je suis en très bonne santé m'a-t-il confirmé. Je rencontre ensuite l'infirmière qui s'occupe de mon entrée à l'hôpital. Elle appelle donc ma chirurgienne pour confirmer la date d'entrée : le 18 janvier pas de blocs disponibles pour ma chirurgienne ; ce sera le 2 février. Je ne suis pas déçue, ce temps me permettra de reprendre des forces parce que la chimio une fois arrêtée ne signifie pas qu'elle ne laisse pas quelques séquelles comme la fatigue. J'espère qu'elle sera moindre dans deux semaines...d'ici là, je me repose, je vais au gym plus souvent, je choisis des mets savoureux et santé en même temps. Je prends cela comme des vacances : pas de chimio avant un bon bout....


17 janvier 2010

Rien n'est parfait !

Un examen de plus qui me rend craintive !

J'ai rencontré le chirurgien substitut en remplacement temporaire de ma chirurgienne. Un dernier examen est essentiel la
veille de l'opération : un lavement baryté par la colostomie et pas le rectum. J'ai été courageuse jusqu'à maintenant, mais là, je me sens faiblir. On me donnera des médicaments afin de calmer mes petits nerfs, parce que ce traitement cause du mal assez prononcé d'après le chirurgien. Je sais que c'est important de subir cela, mais j'ai hâte que tout cela se termine. Tant de douleurs causées par la chimio me rendent hypersensible à toute procédure promettant des maux.


Il faut ce qu'il faut, car ce traitement permettra le succès de l'opération. Je vais penser à cela la veille de l'opération quand l'Infirmière viendra à moi pour réaliser le traitement.

14 janvier 2010

Ça y est...c'est parti !

Toutes les interventions pré-opératoires sont planifiées.

Aujourd'hui, je rencontre le chirurgien qui me donnera sûrement plus de détails sur l'opération et les effets auxquels je dois m'attendre. Mercredi le 15, tous les examens pré-opératoires seront faits pour s'assurer que je suis en bonne forme pour être opérée.
L'oxaliplatine me fatiguait tellement que je me demande si l'opération aurait pu avoir lieu. Présentement, je constate une réelle différence avec son retrait : les effets secondaires sont minimes à côté de ce que je ressentais, il y a encore 15 jours. Le froid ne m'incommode plus de façon marquée, je ne ressens plus cette pression dans les yeux qui me faisait craindre qu'ils allaient sortir de leur orbite, même le bout de mes doigts sont moins sensibles. Surtout, je ressens une détente dans mon ventre.
Puis le 18 , enfin, cette opération tant attendue. J'ai confiance en tous ceux qui verront à la bonne marche des opérations. J'ai hâte d'être étendue sur ce lit où après m'avoir fait compter jusqu'à dix, je m'endormirai pour laisser travailler les chirurgiens.
Mais une chose à la fois : cet après-midi , rencontre avec mon chirurgien. Je vous en donne des nouvelles très bientôt.


13 janvier 2010

Le jour J arrive !

Voilà, un répit d'un mois , le temps de la remise à la continuité.

Je suis contente, détendue, heureuse ! Même si je ne rencontre pas ma chirurgienne tel que prévu le treize, je suis décontractée et avec raison : j'ai fait une recherche au sujet du médecin que je verrai et les témoignages de reconnaissance affluent à son sujet. On le remercie pour ses compétences, pour son sens humain, pour son écoute. On dirait que c'est le frère de ma chirurgienne, tellement les éloges sont semblables.

À partir d'aujourd'hui, je me repose, car je veux être en forme pour mon opération et surtout faire en sorte que le séjour à l'hôpital soit de la plus courte durée possible. Je vais peut-être juste acheter un chandail qui n'aura plus besoin d'être de la longueur d'une robe pour camoufler les quelques imperfections causées par la stomie !!

Mais il n'y a pas à me plaindre ; je suis si contente de pouvoir retrouver la continuité. Je n'aurai plus qu'à gérer les effets de la chimio. Une délivrance quand même très appréciable.

Vous ai-je souhaité à tous une bonne année ? La chimio perturbe la mémoire!!!! Mais qu'importe, je vous la souhaite encore, avec cela la santé, la bonne humeur, le sens de la réalité, les pleurs comme les rires selon le besoin,surtout être soi-même sans avoir à s'excuser.

À bientôt !

9 janvier 2010

Les hauts et les bas de Marie-Danielle

Un oncologue peut-il se tromper ? Et oui ! Peut-il y avoir des conséquences ? Et oui !

Le 7 janvier, j'arrive donc à mon rendez-vous de chimio avec un enthousiasme assez élevé.... À midi, l'heure de mon rendez-vous ne peut être respecté, mais étant donné la petite heure de chimio au lieu du trois heures habituelles me rend bien patiente. À 13 heures, je suis appelée. On veut m'administrer le protocole habituel que je refuse puisqu'il y a eu entente avec mon oncologue de supprimer l'oxaliplatine. Le temps passe, on fouille dans mon dossier pour découvrir que j'avais raison : la prescription ne s'était pas rendue.

Un autre nouvelle est venue me perturber : pas une minute de moins à ma chimio malgré le retrait de l'oxaliplatine ; l'oncologue ignorait qu'un autre produit était injecté en même temps de même durée. Décevant, mais j'accepte. Sauf que pour une heure de chimio je n'avais pas apporté les aliments habituels pour me soutenir pendant ces trois à quatre heures. Les maux de coeur, les nausées n'ont pas tardé à cause de ce ventre vide depuis 10 heures le matin. L'infirmière sachant cela n'a pas trouvé d'autres encouragements que le bon goût des 4 biscuits à thé qui aurait dû me satisfaire. Je suis sortie de là à 16h30. J'ai juste demandé à la cafétéria des biscuits sodas question de me faire passer les nausées.

Je n'en veux pas à mon oncologue, peut-être devrais-je lui reprocher de ne pas s'Informer avant de nous annoncer de bonnes nouvelles. Cependant, la réaction de l'infirmière me laisse perplexe. J'ai noté un grande expertise dans son travail, un penchant pour le travail bien fait ; je dirais que sa concentration était exclusivement axée sur la tâche oubliant ainsi ses patients. Je ne prendrai pas personnel son comportement, parce que je n'ai , à aucun moment, entendu des paroles encourageantes ou compatissantes envers ses patients. Mais je retiens son nom et je vais tout simplement demander de ne plus être avec elle pour les quatre chimios qui me restent. C'est assez difficile comme cela sans avoir besoin de subir une certaine forme de mépris.

J'aime terminer par une note positive, c'est essentiel à mon sens : le retrait de l'oxaliplatine donne déjà des résultats. J'ai juste fait un petit test pour voir : manger de la crème glacée ; wow, les lèvres n'ont pas gelé. Bon signe. J'ai hâte à demain parce que lorsque je sortirai pour aller à la clinique, je me demande ce que seront les effets secondaires au froid. On m'a affirmé une diminution de ces effets. Je vous en donnerai des nouvelles dans quelques jours.

8 janvier 2010

Terminé pour l'oxaliplatine !

Une discussion avec mon oncologue vraiment inattendue !

Je suis arrivée à mon rendez-vous avec l'oncologue avec une idée ferme : huit traitements sur douze , c'est pas mal beau. Il faut dire que le bout de mes doigts pratiquement insensibles, le teint jaune et le manque d'appétit des derniers jours me faisaient dire que mon corps en avait comme ras-le-bol. J'ai été étonnée qu'il me réponde que l'oxaliplatine allait être éliminée de ma chimio pour les 5 dernières ; qu'il constatait que l'insensibilité de mes doigts qui me faisait échapper des objets démontrait qu'il était préférable d'éliminer l'oxaliplatine.

J'ai donc accepté sans hésitation, car les effets les plus indésirables venaient de ce produit. Jeudi, donc, une huitième chimio d'une petite heure plutôt que de trois. L'infusion se poursuivra comme d'habitude à la maison, mais je ne m'en fais pas avec cela. J'ai aimé aussi qu'Il me dise que j'étais guérie, mais que ces traitements pour lui le rassuraient de toute récidive. C'était la première fois qu'il me parlait sur ce ton chaleureux. J'ai vraiment apprécié cette rencontre.

Ensuite, le 13, rencontre avec ma chirurgienne et le 18 janvier, retour à la continuité grâce à une opération et un petit séjour à l'hôpital. Ensuite, le 4 février, reprise de la chimio, mais tout en douceur.....Beau programme n'est-ce pas ?


6 janvier 2010

Le miracle de Noël !

Une septième chimio qui me laisse sereine, calme et pleine d'espoir.

Je me sens si bien : ma soeur est venue avec moi à la chimio du 24 décembre. On a ri ; tout s'est bien déroulé. Mon infirmière du jour était d'une gentillesse touchante en cette veille de Noël. À 16 heures, nous quittions l'hôpital. À 17 heures, je la déposais à la maison. Puis à 18h30, je recevais ma petite famille. Recevoir est un bien grand mot, puisqu'ils avaient apporté la bonne soupe au poulet, la dinde, le ragoût de boulettes, la tourtière, la purée de pomme de terre, même le ketchup et les marinades y étaient. Vous vous doutez bien que je n'ai pas mangé comme une gloutonne, mais j'ai goûté à tout.

On a échangé nos cadeaux et tous étaient heureux de ce qu'ils avaient reçu. Moi la première : des diamants à mes oreilles en font de bien plus belles maintenant !!! Pour mon courage, m'a-t-on dit ! Je ne m'attendais vraiment pas à cela !!

Le lendemain, j'ai été sage : je me suis reposée jusqu'au lendemain où à la clinique on m'a enlevé l'infuseur. C'est toujours une libération ! Puis aujourd'hui, 27 décembre, je me sens bien. Je suis allée au gym avec ma soeur ; puis, on a déjeuné à un petit café que j'aime bien. Ensuite, je me suis rendue à la clinique pour mon injection de Neulasta.

Bref, cette septième chimio n'a rien a voir avec la précédente. Encore une et je serai en vacances de chimio pour un mois car il ne me reste que 3 semaines avant l'opération qui me fera retrouver la continuité.

Vendredi , j'aurai 61 ans. Il me semble que je ne ressens pas le poids des années. Vive la vie !


27 décembre 2009

Un peu à plat !

Les chimios se suivent et ne se ressemblent pas toujours....

La sixième chimio n'a pas été facile ! Le bout de mes doigts sont si sensibles que je ne peux détacher ma montre facilement ; alors je ne la porte plus. Quand je lis dans le protocole sur le Folfox 6 que la fatigue pendant le traitement est normale. Alors pourquoi suis-je si fatiguée après 8 jours alors que l'infuseur a été enlevé le samedi précédent ?

Je me demande comment je vais me rendre à la huitième chimio, celle qui me permettra ensuite de retrouver la continuité le 18 janvier. C'est tout proche et en même temps l'épreuve des deux chimios me fait peur....il me semble que l'énergie dont j'ai besoin est comme volatisée ; cette force qui me donnait des ailes, où est-elle rendue ?

20 décembre 2009

Une autre bonne nouvelle !

Une rencontre avec mon oncologue qui m'a redonné de l'énergie !

Je n'en croyais pas mes oreilles ! Mon oncologue me propose de retrouver la continuité avant la fin de la chimio. Donc, le 18 janvier ou autour de cette date, je serai opérée. Ma chirurgienne est d'accord ; je la vois le 13 janvier pour me préparer à l'intervention. Si mon oncologue a accepté, c'est parce que j'aurai déjà fait 8 chimios et que je ne serai plus en danger.
Vous ne pouvez imaginer ma joie parce que le transit à cause de cette chimio est vraiment infernal. Excusez-moi de ne pas vous donner des détails sur ce sujet ! lol

Quand je suis revenue à la maison, il y avait pour une bonne heure de pelletage de mon aire de stationnement et de ma voiture ; mais il m'a semblé avoir des ailes malgré la fatigue que je ressens presque tout le temps. Effets secondaires normaux d'après mon oncologue ; c'est au moins rassurant de savoir que c'est normal !

Demain, ce sera ma sixième chimio ; la moitié du chemin sera parcouru....

À bientôt !!!

10 décembre 2009

Quand le cancer devient banal !

Est-ce que le nombre imposant de cancers serait en train de devenir aussi banal qu'un rhume ?

J'avais rendez-vous cet après-midi pour un écho de l'abdomen. On se doute bien que même s'il est prévu , nous passons rarement à l'heure, Je n'ai jamais critiqué cette attente parce que le médecin doit prendre le temps qu'il faut pour chacun de ses patients. Sauf qu'aujourd'hui, j'ai été un peu bouleversée par la réponse de la personne à l'accueil .

Après une heure d'attente, je lui demande si mon tour allait bientôt arriver. Réponse négative, elle faisait passer des cas urgents avant moi et que j'en avais encore au moins pour une autre heure. Je lui explique ma situation, que je suis fatiguée et que j'aurais de la difficulté à attendre si longtemps. Comme seule réponse : il y en a plein qui ont de la chimio, de plus je n'étais pas hospitalisée. En entendant cela, j'étais prête à quitter et à revenir une autre fois...avec des larmes qui coulaient , que j'aurais bien aimé retenir, mais rien à faire, c'était la fontaine.

C'est à ce moment que le vent tourna ! Elle ne voulait pas que je m'en aille et cinq minutes plus tard j'étais reçue à mon rendez-vous. Il faudrait peut-être qu'elle soit touchée par ce fléau pour comprendre que le cancer comme la chimio, ce n'est pas banal.

9 décembre 2009

samedi 20 février 2010

Le 24 décembre, je serai en traitement de chimio. J'aurais aimé qu'Il en soit autrement, mais c'est comme ça !!! Si je réagis bien comme la dernière fois, je serai capable d'aller faire un petit tour chez ma soeur ensuite. Mon beau-frère excelle dans la cuisine traditionnelle ; je pourrai, sans abuser, goûter à un peu de tout : de la dinde, de la farce, du ragoût de pattes, des bonnes pommes de terre mousseline, sans oublier les atocas.. Mais je serai mieux de ne pas oublier de prendre le Domperidone avant d'aller me coucher, sinon.....

Je me sens dans l'esprit des fêtes, car qu'importe les circonstances , Noël sera toujours l'amour pour moi. D'ailleurs, il y a une mélodie de ce nom : Noël, c'est l'amour.




3/12/2009

Une belle rencontre !

Chaque fois que je rencontre ma stomothérapeute, je ressens un regain d'énergie.

J'avais hâte de voir Julie, ma stomothérapeute. J'étais inquiète parce que ma stomie avait pris de l'expansion. Était-ce à cause de ma ceinture herniaire trop serrée ou à cause d'autre chose ?

À ma grande surprise, ce matin, lorsque j'ai changé ma collerette, je vois que ma stomie a repris sa grosseur habituelle. Je vais quand même à cette rencontre pour en savoir plus sur ce phénomène. Elle m'explique que cela arrive , que ma stomie apparaisse un quart de pouce plus grande, n'est pas inquiétant. Elle a cependant ajouté que si elle changeait de couleur et se durcissait, là, il fallait lui téléphoner immédiatement. Bon, me voilà rassurée ! Elle me conseille à l'avenir de porter ma ceinture herniaire pour aller au gym et pour certains travaux demandant des efforts comme passer l'aspirateur , car le mien est vraiment lourd. Il ne me sera pas nécessaire de la porter à tous les jours.

Je suis contente que Julie soit présente dans ma vie pour répondre à mes questions, me rassurer, car la chimio et la gestion d'une stomie, ça fait beaucoup.....

J'ai hâte à demain, le gym m'attend !

3/12/2009

Les chimios se suivent mais ne se ressemblent pas !

Je pensais m'être épargnée les effets désagréables de la chimio ; je ne savais pas que les lendemains pouvaient réserver de mauvaises surprises.

Que c'est donc imprévisible les effets de la chimio ! Contrairement aux fois précédentes, les deux jours de chimio par infusion à la maison ont été douces et sans fatigue extrême. Mais le lendemain, la fatigue et les nausées ont été mon lot. Samedi, je suis allée à la clinique pour mon injection de Neulasta, mais avec les deux yeux dans le même trou !!! Pourtant, je n'avais pas connu ces effets lors des chimios précédentes. C'est le monde à l'envers....

30/11/2009

Je pensais m'être épargnée les effets désagréables de la chimio ; je ne savais pas que les lendemains pouvaient réserver de mauvaises surprises.

Que c'est donc imprévisible les effets de la chimio ! Contrairement aux fois précédentes, les deux jours de chimio par infusion à la maison ont été douces et sans fatigue extrême. Mais le lendemain, la fatigue et les nausées ont été mon lot. Samedi, je suis allée à la clinique pour mon injection de Neulasta, mais avec les deux yeux dans le même trou !!! Pourtant, je n'avais pas connu ces effets lors des chimios précédentes. C'est le monde à l'envers....

Maintenant, je vais mieux . Demain, j'irai au gym pour détendre mon corps et mon esprit.
30/11/2009

Les quatre premières chimios m'avaient mise à terre, mais cette fois....

Je suis étonnée et fort joyeuse parce que je ne m'y attendais pas : je me sens bien, j'ai faim, aucune nausée, la vie est belle ! Pourtant, mon oncologue m'avait prévenue d'une fatigue plus grande avec le nombre de chimios . Il faut croire qu'il y a des exceptions ! Présentement, l'infusion de ma chimio se poursuit sans que j'aie le besoin de m'étendre toute la journée. Pour que j'aie le goût de vous écrire, il faut que je me sente drôlement bien.

Que s'est-il passé ? J'ai trouvé deux lieux pour me sentir mieux : Par hasard, un site exclusivement dédié aux personnes stomisées temporairement ou pour toujours qui se nomme Vivre avec une stomie. Sur ce forum règne l'humour sans être privé de nombreuses informations utiles . Ces rencontres relativisent énormément ma situation de stomisée même si je sais que c'est temporaire.

Puis , je me suis jointe à vous sur ce site il y a à peine quelques jours ; depuis, j'écris au fur et à mesure ce que je vis, pense et ressens. L'isolement est rompu. Ma famille m'aime et me comprend mais je crois qu'il est bon et nécessaire de s'exprimer là où des personnes vivent une situation semblable.

Je vous embrasse affectueusement tous ceux qui passent par ici, me lisent et me comprennent. : )

27/11/2009

Jeudi, trois heures de traitement de chimio à l'hôpital suivi de 46 heures d'infusion lente à la maison. Qu'est-ce qu'on fait pendant ces deux jours ?

La première chimio n'avait pas été drôle parce que les nausées m'avaient obsédée pendant des jours. Heureusement, le dompéridone ensuite prescrit a amélioré ma qualité de vie pendant cette période. Cependant, je n'ai pas faim ; je n'ai de goût que pour les fruits doux. Les quelques onces gagnées sont à nouveau perdues ; j'ignore quand je vais finir par retrouver mon poids santé de 103 livres. Je suis partie de 90 livres après l'opération au mois de juillet et , à ce jour, je n'ai réussi qu'à atteindre 96 livres. Aussi, je ne dors pas très bien à cause de ce bras que je ne dois pas plier sous peine de faire cesser l'infusion. Je suis donc fatiguée.

Alors, je regarde la télévision , étendue confortablement sous les couvertures. Le temps passe doucement entre deux siestes. Enfin, quand arrive le samedi, j'ai hâte de me préparer pour aller à mon rendez-vous à la clinique où on enlèvera cet infuseur. D'habitude, je fête cela en allant manger un hamburger laitue, tomate, mayonnaise, car aussitôt que l'infusion est terminée, je retrouve la faim....et là....ça presse....Puis, je vais chercher le Neulasta qui me sera injecté le lendemain afin de conserver un bon niveau de globules blancs. Pendant encore plusieurs jours, je traîne la patte, puis, enfin, un bon matin, je me lève pétillante. Je profite alors pleinement de ce répit : j'ai retrouvé l'appétit , mon teint est de nouveau de la bonne couleur et les cernes ainsi que les poches sous les yeux ont presque disparu.

Je vous dis à bientôt, aussitôt que le goût d'écrire me revient....
26/11/2009

Gym, chocolat noir et curcuma...et oui....encore....et 10 milliards d'Acidophilus & Bifidus

Une fameuse de belle journée que je savoure encore, car il est à peine 14h au Québec. J'ai commencé ma journée en allant au gym. J'en profite pleinement parce qu'à partir de jeudi avec la chimio, j'en aurai jusqu'à samedi à demeurer à la maison, tranquille, jusqu'à ce qu'on m'enlève cet infuseur qui gêne un peu les sportives....mais non, c'est un peu plus que cela : je suis fatiguée dans ces moments....

Ensuite, j'ai magasiné le chocolat noir et j'en ai trouvé un à 90 % de cacao. Vraiment, le goût du sucre que je n'aimais pas, je ne l'ai pas retrouvé dans celui-ci fait par Lindt. Je n'en mangerai pas 40 grammes quand même parce que je me dis que pour faire baisser le stress, il y a d'autres moyens....Vingt grammes est suffisant et c'est délicieux avec un bon thé vert.


J'ai rencontré une naturopathe chez Tau, un endroit où l'on retrouve plein de légumes et fruits biologiques mais aussi un choix intéressant de suppléments. Elle m'a déconseillé le curcuma en gélules, mais plutôt celui en poudre qu'on ajoute à l'alimentation : une cuillerée à thé par jour. Hier, j'en avais mis une cuillerée à soupe dans mon riz. C'est loin de la quantité suggérée sur ce site ; mais dans l'incertitude, je vais écouter cette naturopathe, à moins d'avoir une réponse claire suite à ce dernier message.

J'allais oublier un conseil précieux qu'elle m'a donné : prendre une capsule d'acidophilus & bificus , une fois par jour pour commencer pour voir si cela est suffisant... Ceux qui ont la même chimio que moi apprécieront savoir que ce probiotique est très aidant dans notre cas. Pour ma part, je ne pouvais plus manger de légumes verts ; mais avec ce supplément, je devrais pouvoir les réintroduire.

24/11/2009

Gym, chocolat noir et curcuma.....

Quand je me suis levée ce matin, j'avais mal un petit peu partout. Deux jours consécutifs de gym n'étaient peut-être pas une idée géniale, mais je voulais essayer....J'ai donc pris une journée d'abstention de gym ; en revanche, une marche de deux heures à vitesse moyenne a remplacé les poids et haltères. Je suis donc satisfaite. Je vais aller m'entraîner aux deux jours et marcher la journée où je n'y vais pas.

Le chocolat noir, c'est bon ; mais à 40 grammes par jour , ça fait beaucoup. Hier, j'en avais pris 20 en collation , puis les 20 autres, après souper. Je ne savais pas que c'était si nourrissant. Je ne sais pas pourquoi, mais ça me tombe sur le coeur. Je vais donc diminuer à 20 grammes par jour et méditer pour le reste des 20 grammes. :)

Pour mon repas du soir, le curcuma, le poivre noir et l'huile d'olive, je les ai ajoutés à mon riz qui accompagnait le saumon. Et cela, c'était vraiment excellent !!!

23/11/2009

Conseils de David Servan

Je savais que j'étais fort encouragée par les conseils de David Servan que je puise dans son livre Anticancer, mais je ne me doutais pas des effets si rapides.

Aujourd'hui, je suis allée au gym puis je suis allée acheter ce précieux curcuma ainsi que du lait biologique puisque le breuvage de soya avec du miel, ce n'est pas bon, ....j'ai besoin de ce temps-ci de lait chaud et de miel pour me détendre avant de m'endormir.

Puis, j'ai fait le ménage de mon appartement et la lessive. Comme il me restait quelques énergies, j'ai décoré mon arbre de Noël . Je suis assez impressionnée par ma réaction positive et je souhaite que cela dure ! Mais une journée à la fois.
Il est certain que la chimio de jeudi dernier laisse moins de séquelles sept jours plus tard. J'aime croire que mon attitude actuelle compte un peu ...

23/11/2009

Retour au gym

Depuis le premier novembre, j'ai la permission de retourner au gym. Certains jours, trop fatiguée, je me suis abstenue. Je comprends maintenant que l'exercice physique est un "élévateur d'humeur", que le bon indice pour savoir que ce n'est pas trop exigeant est de réaliser qu'on est moins fatigué après qu'avant et non l'Inverse.

Je me sens moins fatiguée déjà. Je suis allée au gym hier et j'y retourne aujourd'hui....Je suis vraiment encouragée : quatre mille de vitamines D plutôt que un et une multivitamines pour aider encore mieux à me régénérer.

La vie est belle !!!!
22/11/2009

Une saine alimentation, des exercices réguliers et un poids santé n'empêchent pas l'éclosion d'un cancer.

Il est écrit presque dans tous les articles que j'ai lus que l'alimentation joue un rôle important dans la présence des cancers. Comme plusieurs membres de ma famille sont décédés de ce terrible fléau, voilà bien des années que je porte attention à ce que je mange comme à ce que je bois. Des crucifères en masse, peu de viande rouge, plutôt du poulet et du poisson, des salades, de l'huile d'olive, un petit verre de vin rouge au repas du soir, de la vitamine D, du calcium, etc. En plus, le gym, trois fois par semaine et des marches aussi..... je me suis quand même retrouvée avec un cancer du côlon : frustrations.

Je me rends compte que mon alimentation depuis quelque temps n'est pas la meilleure. Il est vrai que la chimio donne des gastros qui m'oblige à modifier mon alimentation .; je dois m'abstenir des crucifères. Je m'aperçois cependant que je profite de l'occasion pour manger tout ce dont je me suis privée pendant des années : pain de viande, goulash, foie de boeuf , des bonnes patates pilées , de la sauce, des bananes,etc. La prise de conscience étant faite, j'essaie maintenant de retrouver un juste milieu.

Je dois être honnête : ma chirurgienne m'a dit que mon alimentation , les exercices physiques et mon poids santé avait contribué à m'aider grandement passer à travers cette opération . En effet, je me suis relevée de cela en deux semaines. C'est la chimio maintenant qui est plus difficile à supporter. Mais grâce aux conseils que je lis sur ce site, j'ai bon espoir que ça va aller mieux dans les jours qui suivent. Déjà, j'ai appris que le chocolat noir était excellent dans mon cas : j'en ai mangé aujourd'hui 40 grammes ; de plus , le curcuma en poudre biologique serait un bon allié . Demain , je vais commencer à en prendre une c. à soupe mélangée avec un peu de poivre noir et de l'huile d'olive.
22/11/2009

Premiers symptômes de la maladie

Voici le contexte où j'ai ressenti les premiers symptômes d'un cancer du colon jusqu'au moment où je suis des traitements de chimio.

Voilà cinq ans que je suis à la retraite. J'ai eu du mal dans les premiers temps à m'adapter à cette nouvelle vie parce que je m'étais donnée à fond dans mon travail. Je suis donc retournée travailler quelques heures par semaine, juste pour favoriser une retraite progressive plutôt que brutale comme je l'avais fait au départ. Puis, peu à peu, j'appréciais tout ce temps qui m'était offert pour l'utiliser à d'autres fins que le travail. J'ai pris des cours de piano, un grand rêve que je caressais depuis longtemps ; je me suis inscrite aussi à un gym, où trois fois pas semaine , j'avais un plaisir toujours renouvelé à faire des exercices de cardio, de musculation et d'étirements. J'étais en super forme, de jolis biceps qui faisaient ma fierté. Puis , un jour, un nouveau parcours au gym m'est donné ; l'un des exercices sollicitait tout particulièrement les abdominaux. Le soir même, je ressens un douleur pas normale au bas du ventre. Aussi, la constipation et l'absence de gaz m'inquiétaient également.

Je n'ai pas tardé à consulter en allant à la clinique où le médecin me dit que je dois me présenter à l'urgence d'un hôpital immédiatement. J'ai attendu mon beau-frère qui m'y a amenée. À 12h, j'arrivais à l'hôpital. Tout s'est déroulé à une vitesse vertigineuse : les examens, les prises de sang, À 20 heures, on m'annonce que j'ai une occlusion intestinale causée par une masse probablement cancéreuse dont on connaîtrait l'ampleur seulement en m'opérant. On m'avertit aussi que probablement j'aurais une stomie et de ne pas m'étonner de voir un sac accroché à mon abdomen. À 2h du matin, je suis opérée.


Le lendemain, j'avais bien un sac. La chirurgienne m'annonce que la masse était bien cancéreuse, mais qu'elle a tout enlevé et que je suis guérie. Je me suis relevée de cette opération dans un temps record. Deux semaines plus tard, je conduisais ma voiture et je me sentais vraiment bien. On m'a expliqué que mon régime de vie avait aidé énormément à me remettre de cette opération : j'avais mon poids santé, je m'alimentais très bien et je faisais de l'exercice.

Un mois plus tard, je reçois un appel parce que j'ai un rendez-vous avec un oncologue. Je ne comprends vraiment pas ce qui se passe. C'est ma chirurgienne qui m'a téléphonée afin de m'expliquer : sur douze ganglions, un portait des cellules cancéreuses. Elle m'affirme cependant que je suis guérie, que la chimio qui me sera offerte représentera comme une police d'assurance contre une récidive éventuelle.

Je rencontre donc cet oncologue qui me prescrit une chimio (Folfox 6) . Jeudi prochain, ce sera ma cinquième chimio.

20/11/2009

Mon expérience du cancer

Mon expérience personnelle du cancer a été de courte durée. Le 22 juillet , je consulte pour un mal au bas ventre et une constipation aiguë. La nuit même , je suis opérée afin de retirer une masse cancéreuse qui heureusement n'a pas laissé de trace selon ma chirurgienne. Cependant, une stomie temporaire devra être supportée pendant quelques mois avant de retrouver la continuité. Tout se passe bien : je m'adapte rapidement et retrouve une vie normale après deux semaines seulement. Un mois plus tard, les résultats de laboratoire décèlent un ganglion sur douze portant des cellules anormales. Me voilà en chimio, une série de douze aux quinze jours.

Mais le cancer, je le connais déjà depuis longtemps. À 16 ans , j'apprends que mon père a un cancer des intestins. Pour lui, l'opération est impossible comte tenu de l'avancement de son mal. Pourtant, il résista 5 ans à l'aide des dizaine de pilules qu'il prenait chaque jour. Il passait souvent de longs séjours à l'hôpital , puis revenait à la maison quelques semaines. J'allais le voir souvent à l'hôpital. Je n'oublierai jamais ses dernières souffrances ; comme je pleurais à chaudes larmes de le voir ainsi courir après sa respiration ! Le médecin est venu lui donner une injection , puis une autre un peu plus tard ; enfin, il s'assoupit. À l'époque, personne dans le milieu hospitalier aidait la famille à passer à travers cette épreuve. Ce soir-là, dans l'ascenseur, je me souviens comme si c'était hier, j'ai demandé à Dieu de venir le chercher. À 4 heures du matin, le téléphone sonnait pour nous annoncer qu'il venait de partir. Nous sommes tous allés le voir . Cette fois, je n'ai pas pleuré, j'étais soulagée. Enfin, papa ne souffrirait plus.

Quelques années plus tard, c'est au tour de maman d'apprendre qu'elle a un cancer du sein. À cette époque, on en faisait l'ablation. Elle a été en rémission pendant trois ans. Les métastases se sont retrouvées partout dans son corps. Elle a été reçue aux soins palliatifs d'un hôpital dont je ne me souviens pas du nom. Elle a été reçu comme une reine et nous aussi. C'était un milieu chaleureux. Les médicament soulageaient les douleurs et permettaient de nous parler, de nous dire tout ce que nous voulions avant le grand départ. Nous avions du support des infirmières comme des bénévoles. Comme maman était croyante, son départ pour le ciel ne lui faisait pas particulièrement peur. Elle disait voir de sa famille qui l'attendait. La veille de son décès, elle nous a confié que l'heure était venue pour elle. En effet, à trois heures du matin, on nous appelait pour nous dire qu'elle en était à ses derniers moments. Nous l'avons veillée, puis le temps d'aller se chercher un café, au retour, elle était partie. Comparé à la mort de mon père, je trouve que ma mère a eu plus de réconfort, d'amour, et surtout, elle n'a pas souffert. Merci mon Dieu.

Il y a deux ans, cette fois, c'est mon frère qui apprend qu'un cancer du pancréas est inopérable. Il reçoit quand même de la chimio afin de prolonger ses jours . Mais ce cancer est foudroyant. En l'espace de quelques mois, il nous quittait lui aussi. Il était introverti, parlait peu ; mais j'ai eu le temps de lui parler, de lui faire plaisir, de l'emmener à sa chimio, de passer un dernier Noël. Heureusement, il avait une conjointe qui l'adorait et qui a pris soin de lui jusqu'à la fin.

Ces trois personnes que j'aimais tant sont partis à 60 ans, exactement le même âge où j'ai été diagnostiquée pour un cancer, Je pensais ma dernière heure arrivée. Mais non, j'ai une seconde chance ! La chimio que je reçois est davantage préventive car je n'avais pas de métastases. Elle est cependant super importante car c'est grâce à elle que la récidive n'aura pas lieu. Merci à la science et merci à Dieu aussi !
20/11/2009

Le temps a passé

Depuis le mois d'août, je suis demeurée silencieuse. J'ai bien essayé de retourner au piano après cette opération qui m'a sauvé la vie en m'extirpant une masse cancéreuse. Je ne sais pas si je m'assoirai encore devant mon instrument. Pour le moment, je vais vous raconter ma vie maintenant qui a été chamboulée à cause de cette maladie. J'espère qu'elle pourra éclairer quelques-uns parmi vous qui passez par ce chemin.

À bientôt
20/02/2010