jeudi 13 octobre 2011

Dix-huit mois plus tard !

Comme le temps passe vite. J'avais presque oublié l'existence de ce blog. Il a fallu qu'une personne m'écrive un commentaire pour que j'y revienne. Comme je l'ai écrit dans mon denier message, l'opération a eu lieu ; j'ai donc retrouvé la continuité. J'ai même eu le temps de subir une colonoscopie de suivi qui s'est conclue par des félicitations : pas un seul polype, pas de récidive.

Retrouver la santé après avoir été atteinte de ce fléau modifie , dit-on, sa philosophie de vie. Pour ma part, j'aimais beaucoup la vie avant cette épisode ; je ne l'aime donc pas plus aujourd'hui. Cependant, je ressens une urgence de vivre . Je sais que le travail tel que vécu dans le passé ne m'appartient plus. Mais je me sens tellement épanouie quand j'anime un groupe que j'ai cherché du côté du bénévolat ce bien-être. Et j'ai trouvé ! Une fois semaine, je rencontre un groupe de jeunes de 18 à 35 ans qui cherchent à se raccrocher à la vie de travail. Je leur demande de choisir un sujet de discussion qui les tracasse ou qui les touche. Puis, j'effectue une recherche durant la semaine. Je reviens vers eux avec de la documentation. Nous avons trois heures pour en prendre connaissance, en discuter pour en finalement écrire un article qui réagit à ces informations. J'ai besoin de transmettre des informations, mais pas n'importe quoi. Il faut qu'elles les aident à avancer. Alors, je suis comblée. Quand on est enseignante 35 ans, on l'est pour la vie.

À bientôt ! Oui, cette fois, je serai fidèle à mon blog !

vendredi 12 mars 2010

Un autre pas de franchi !

Je ne voulais plus annoncer de bonnes nouvelles sans avoir l'assurance qu'elles allaient le demeurer.

Une étape très importante vient d'être franchie ce mardi le 9 mars. Dans un premier temps, un lavement baryté à double contraste était prévu , mais la longueur de l'attente a modifié ce plan ; en effet, ma chirurgienne a demandé à une collègue de me passer une coloscopie virtuelle afin de déterminer si j'étais prête à retrouver la continuité. Heureusement, elle a accepté de m'ajouter à sa liste déjà bien remplie. À un certain moment, je craignais que l'intervention soit reportée : j'ai passé à 15h30, alors que les salles d'opération ferment à 16 heures. Oui, cette attente , une fois de plus, a éprouvé ma patience. Mais je dois dire que jamais je n'ai ressenti d'amertume voyant de mon lit d'hôpital les heures s'égrainer doucement. Quand on est venu enfin me chercher, il n'y avait pas de mots pour exprimer ma joie !

Une fois transportée dans la salle d'attente, une dernière fois ma patience est encore sollicitée : je passe mon tour pour une raison que j'ignore. J'attends donc encore une trentaine de minutes. Puis, ça y est, je suis entourée de médecins, anesthésiste, assistant et résidents. Pas mal de monde pour admirer mon côlon à l'écran ! Mauvaise nouvelle : une toute petite sédation pour une minuscule personne. J'ai un peu peur de la douleur, mais on me rassure, je n'ai qu'à l'exprimer pour qu'on en ajoute.
Quinze minutes plus tard, la chirurgienne m'annonce : "Vous avez un très beau côlon, aucun polype ! J'avise votre chirurgienne que vous êtes prête pour l'opération !" Je ne pensais jamais ressentir un tel plaisir à entendre de tels compliments au sujet de mon côlon !!! lol

J'ai entendu dire que ce mois-ci je retrouverais enfin la continuité. Je n'en dis pas plus. J'attends ce jour, la valise à la main, juste avant de partir, pour vous transmettre cette bonne nouvelle.

11 mars 2010

Pardonner pour se sentir mieux !

Ma vie en ce moment est un vrai feuilleton où les mêmes scènes semblent vouloir se répéter.

Bonjour tout le monde.

D'abord je voudrais remercier tous ceux et celles qui ont partagé ma joie par l'annonce de mon opération du 23 février. Je vous en ai fait part parce que l'admission était faite officiellement. Saviez-vous que même officiel, tout peut s'annuler ?

Hier, la secrétaire me rappelait pour m'annoncer qu'un examen devait être passé avant l'opération : des radios suite à un lavement baryté à double contraste par colostomie. J'aurais dû recevoir une lettre de convocation depuis plusieurs semaines. Elle a tout tenté pour me trouver une place pour passer cet examen aujourd'hui, mais en vain.

J'ai tellement pleuré ! Cette troisième annulation me fait plus mal que les deux autres qui se justifiaient amplement. Mais , dans ce cas-ci , il y a négligence....Pour terminer, la secrétaire ajoute que l'agenda de ma chirurgienne étant très chargée, elle ne sait pas quand il y aura de la place.

Je travaille fort en ce moment pour accepter ce que je ne peux changer, car je me sens mal avec du ressentiment. Je tiens au moins à retrouver le sourire, ma joie de vivre .

Bref, je pense que je ne vous annoncerai cette bonne nouvelle qu'une fois la valise à la main, prête à partir pour l'hôpital. Ma confiance au système de santé vient d'être ébranlée sérieusement.

19 février 2010

À très bientôt !

Le lâcher-prise est parfois payant !

Il y a quelques jours, ma chirurgienne m'annonçait que l'opération pour retrouver la continuité était planifiée pour le mois de mars, plus précisément à partir de la deuxième semaine. J'étais déjà heureuse d'apprendre qu'elle ne serait pas reportée aux calandres grecques ; mais voilà qu'un appel inattendu de sa secrétaire m'informe que le 23 février serait le jour de mon opération.

C'est la semaine prochaine ! Mardi prochain !!!! Comme j'entre la veille, le lundi, il ne me reste donc que quatre jours d'attente ! Heureusement ma valise est prête et j'ai tout ce qu'il me faut pour passer un séjour le plus confortable possible.

Je vous dis donc au revoir. Aussitôt que je reviens à la maison et que la forme me permet de vous écrire, je vous raconterai les grandes lignes de mon séjour.

18 février 2010

Une chirurgienne bien spéciale !

Je ne m'attendais plus à son appel ; j'acceptais l'attente en me disant que la date de mon opération serait la meilleure pour moi....

Il n'est pas encore 11 heures du matin que j'ai déjà terminé le ménage hebdomadaire ; je suis même presque prête à quitter pour aller faire un tour à l'extérieur. Le téléphone sonne. Qui peut bien m'appeler à cette heure ? J'entends la voix de ma chirurgienne que je reconnais immédiatement.

Elle prend le temps de m'expliquer en détails les raisons des deux annulations de l'opération de la reprise de la continuité ; elle m'assure qu'en mars, ce sera mon tour ; pas la première semaine de ce mois puisque plusieurs blocs seront fermés à cause de la relâche scolaire.

Suis-je assez chanceuse d'avoir une chirurgienne avec autant de compétences que de coeur pour ses patients ?
Tout est comme il se doit, merci mon Dieu !

9 février 2010

Une nouvelle vie commence !

Jusqu'à maintenant un oiseau me servait d'avatar. Pourquoi ce changement ?

Voilà maintenant à peine 3 semaines que la chimio est terminée que déjà je commence à me reconnaître. Il n'y a pas un mois, j'étais étirée, un peu jaunâtre et les yeux super cernés. Je ne peux pas vous montrer une seule photo de cette période parce que je refusais de me voir ainsi. Il y avait bien assez de mon miroir....Il n'y aura que ma mémoire pour me souvenir de ce temps-là.

Je mets donc une photo de moi , récente, samedi dernier après avoir été chez le coiffeur. C'est un message à tous ceux et celles qui vivent une chimio de conserver espoir. Le retour de son vrai visage ne tarde pas trop après la chimio.

Le reste de mon corps, c'est une autre histoire ; il a vraiment besoin de temps, d'exercices, d'une bonne alimentation pour retrouver sa forme : un an ma-t-on dit. Pas grave, j'en viendrai à bout, je n'en doute pas.

En ce qui concerne mon opération pour retrouver la continuité, il me faut être patiente. Ce sera moins difficile depuis que j'ai retrouvé ma philosophie habituelle : tout est comme il se doit, merci mon Dieu.

La maladie comme la chimio apporte son lot d'inconvénients : le plus important est sûrement la fragilité ressentie, la larme à l'oeil facile, le sourire pas toujours au rendez-vous tellement la fatigue se fait harcelante à certains moments.

Sortie de cet état, je me retrouve enfin ;les mots sont difficiles à décrire lorsqu'on a l'impression de sortir d'un tunnel et que le soleil nous inonde de sa chaleur.

2 février2010

Accepter ce qu'on ne peut changer !

Cette fois je suis dans un gros brouillard qu'il faudra accepter de franchir le mieux possible .

Les nouvelles sont plutôt mauvaises : hier , la secrétaire de ma chirurgienne me disait que l'opération aurait lieu le 16 février. Pourquoi ne vous l'ai-je pas annoncé ? Encore une intuition ; la secrétaire me rappelait aujourd'hui pour me dire que le bloc opératoire était fermé le 16 février, donc refusé à ma chirurgienne. Pourquoi ? ai-je demandé. Plusieurs raisons possibles comme le manque d'anesthésistes cette journée-là.

Maintenant, je suis devant rien d'autre que l'espoir qu'au mois de mars je sois enfin opérée, mais pas de date cette fois car la secrétaire m'a avoué qu'elle trouvait difficile de m'annoncer une bonne nouvelle pour la défaire ensuite.

Je suis encore sous le choc car je crains d'être ignorée puisque je ne représente plus une urgence. La secrétaire me rassure en me disant qu'il n'y a rien à voir avec mon cas. Je lui ai demandé si ma chirurgienne pouvait me téléphoner pour me rassurer ; elle fera le message. Je pense qu'elle le fera , car elle m'a déjà appelée deux fois dans le passé.

En attendant, je vais au gym . J'ai ajouté des protéines de petit lait à ma diète car j'ai un grand besoin de me refaire des muscles ; en effet, la chimio m'a fait perdre énormément de masse musculaire. Je vais donc me concentrer sur ma santé. Demain, je vais chez le coiffeur et je vais étrenner les vêtements que je gardais pour ma sortie de l'hôpital. C'est maintenant que je célèbre ma guérison. Je prie aussi car je suis croyante : nos anges gardiens veillent sur nous.

29 janvier 2010